Parcours atypique

Petit flashback en rapide sur mon parcours atypique, voir déroutant, qui m’a conduit de façon étrange à mon métier actuel à savoir, « Architecte et décoratrice d’intérieur » et aperçue des cinq bonnes raisons pour foncer tête baissée dans cette direction.

Il était une fois petite Ambre, qui dessinait et dessinait à longueur de journée, mais sortie de 3ème il n’y avait plus de place dans les écoles de dessins. Deux jours avant la rentrée, on a fini par m’en trouver une… oui mais voilà, dans un BEP métier du secrétariat ! :s
Celui-ci m’a conduit à un BAC Pro « Services (Accueil-Assistance-Conseil) » (si si si c’est vraiment l’intitulé un peu long de l’époque)…mais je n’avais pas perdue mon goût pour les gribouillages. C’est donc après l’obtention d’une bourse de mérite et d’une bourse d’étude que je me précipite à l’Université Paul Valéry. Montpellier City, me voilà !

J’y réalise une licence…. Accrochez-vous bien : d’Arts Plastiques. L’intitulée me fait rêver surtout parce que j’en ai besoin : ma volonté première c’était les Beaux-Arts mais les aides financières n’étant pas les mêmes, le projet était devenu inaccessible. Sauf que dès le premier trimestre, on m’annonce la couleur en m’en faisant voir de toutes les couleurs justement…fini les crayons et les rotrings, bonjour les pinceaux et l’acrylique ! « Mais vas-y, peint ! »….Euh…..

Puis on me parle de l’art « conceptuel », et d’un gars, Piero Manzoni, qui fait ses excréments dans des boîtes de conserve et qui les vends (je ne sais pas ce qui me choque le plus des deux…et vous ? Pour info, et si on en croit notre ami Wiki, la valeur actuelle de l’une de ces boites est de près de 30 500 €)…oui mais bien sûre ça coule de source !!! Pensez-vous donc ! Moi qui avais pour maître à penser Léonard de Vinci et Delacroix, me voilà bien avancée, je suis complètement à côté. Finalement, et bien que je partais de loin comme vous l’aurez compris, j’ai fini par ouvrir mon esprit et par capter l’essence et la magnificence des arts contemporains mais surtout à aimer passionnément la philosophie esthétique (oui je sais, je suis allée très loin dans le processus d’ouverture Lol). J’enchaine donc avec réussite mes études universitaires et me dirige vers l’IUFM pour faire prof d’arts pla (OUAIS on disait comme ça pour faire cool)… « Tu fais quoi dans la vie ? » « OUUUAIIIIS j’suis prof d’art plaaaaa…. ».

Finalement que dire… je m’ennuyais… et oui il ne fallait pas lire avant la rentrée l’intégralité de la liste des livres recommandés, parce que les profs en font le résumé…voilà quoi !

Je suis donc retournée à la fac ou j’ai fait bien d’autres études par passion de l’apprentissage. Mais après un moment je me demandais vraiment quoi faire de ma peau ! Et là, une étincelle, un déclic (on peut dire que vu d’ici il s’est fait franchement attendre !) : architecte d’intérieur… je veux faire ARCHITECTE D’INTÉRIEUR je vous dis !!!!!!!

C’est vrai, j’ai de bonnes raisons :

  1.  Mes parents m’ont dressé pour ! Mon enfance, c’était rénovation de maison avec parpaing (un peu comme mes textes d’ailleurs), bétonnière, brouette, peinture, truelle…j’ai clairement déjà le vocabulaire ! De plus, j’élaborais des plans sur la comète et je construisais des cabanes à gogos (dans les greniers, dans les cartons d’électroménager, dans le camion Citroën type H de mon père, sous mon lit, dans la grange, dans le noisetier du poulailler…notez que je suis une fille de la campagne).
  2.  C’est un métier où il y a du travail et qui devient à la mode (on est en 2006-2007…l’avenir ne dis pas la même chose)
  3. Je sais dessiner
  4. J’adore la photo (c’est utile !?)
  5. Je n’en peux plus des logements étudiants, de leurs cloisons en papier et de leur agencement pas toujours bien pensé à l’époque. « Bienvenue dans ma cage à lapin ! »

Avouez qu’il s’agit là d’un parcours chaotique et qu’une fois le déclic effectué mes arguments étaient plus que recevables? Bon ok, peut-être pas tous…C’est pourquoi dans la suite de l’histoire, je vous parlerais de mon orientation vers un « BTS DESIGN D’ESPACE ».

Et toi, as-tu un parcours qui change du cursus « classique » ? Une réorientation professionnelle peut-être ? Comment en es-tu venu(e) à cette conclusion ?